19 janvier 2013

gel d'hiver

aube

 

Le gel d'hiver est relativement rare, la vigne en repos hivernal supportant plutôt bien le froid, mais si les températures descendent en dessous de - 15°C  à - 18°C, la souche sera détruite.

Posté par GhislaineD à 00:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

12 novembre 2012

le brûlage

brouette allumée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand un domaine vigneron pratique le brûlage des sarments, il utilise le plus souvent la traditionnelle brouette à sarments, un brasero transporté avec soi dans les rangs et où sont jetées les branches au fur et à mesure du sarmentage. Elle est fabriquée avec une roue de vélo, une armature de tuyaux de fer sur laquelle on couche un gros fut métallique. Le tonneau a été fendu sur la longueur puis ouvert et percé de trous à l’opposé pour le tirage et l’évacuation des cendres. Elles ne se valent pas toutes. Elles brûlent mieux avec des “fenêtres” sur les cotés pour donner l'air qui attisera le feu et le poids peut varier fortement selon les matériaux de l’armature.

Pour brûler il faut : - de quoi allumer la brouette : papier journal, carton et petit bois et briquet (un bidon d'huile de vidange ou d'essence n’est pas indispensable mais peut aider à démarrer le feu, surtout par temps couvert. - des vêtements adaptés qu'on ne regrettera pas de jeter en fin de saison, en évitant les “polaires” bien chaudes mais à base de plastique qui fondent au feu.

pour bruler

 

 

 

 

 

matériel pour brûler

 

 

 

 

Transporter avec soi un foyer est appréciable et plaisant par grand froid. Le feu est vivant, chaud bien sûr, changeant aussi, c’est un partenaire avec lequel le tâcheron compose. Le brûlage avec une brouette a aussi quelques inconvénients : Dans les vignes à fort dénivelé, la tirer peut devenir très sportif, idem sur un terrain détrempé par la pluie où elle va s'embourber. Par temps dégagé le bois flambe sans problème mais le feu aura tendance à s'éteindre à la moindre pause. À contrario, par temps de brouillard, le feu a du mal à suivre l'ouvrier dont les nerfs sont mis à rude épreuve quand il doit traîner une brouette archi pleine et attendre sans cesse que les sarments veuillent bien se consumer. Gare au retour de flamme qui cramera les cils, sourcils et cheveux, au gant qui reste accroché à un sarment quand on le dépose dans le brasier, à la petite torture de la braise incandescente qui s’accroche à la botte en caoutchouc et la consume jusqu’au pied.

samentage aleas

 

 

 

 

 

 

            temps venteux                                         temps de brouillard                                       retour de flamme

 

L'odeur du sarment brûlé, bien connue dans les villages bourguignons, est caractéristique et très forte. Aux premières flammes elle imprègne les cheveux, tous les vêtements, et résiste aux lavages.

retour

 

 

 

 

 

 

On peut regretter tout ce bois partant inutilement en fumée. Il semblerait qu’il y aie quelques tentatives de valorisation du sarment pour le chauffage mais elles restent anecdotiques.

Posté par GhislaineD à 18:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :