02 juillet 2012

la faune et la flore

carapace

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

carapace vide sur feuille de vigne

 

Si les vignes qui habillent la Bourgogne semblent offrir un paysage monoculture, il suffit d’avoir le nez dedans pour y découvrir la présence d’une belle biodiversité, même si seule vitis vinifera est pécuniairement intéressante. Il y naît des dizaines de fleurs adventices et une multitude de bêtes plus ou moins visibles (à condition que le vigneron n’abuse pas des produits chimiquement agressifs). il y a les tapis de trèfles si douillets sous les pieds, les coins à pâquerette, le liseron qui aime s’accrocher aux jalons qui protègent les greffes. Les plantes plus hautes, comme les coquelicots, la vipérine bleue ou la marguerite, se réfugient sur les contours épargnés par la tondeuse. Les chardons un peu moins sympathiques couvrent les zones humides avant qu'on en s'en débarasse.

 

pissenlits

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pissenlits

 

 

 

Il y a le temps des guêpes construisant leurs nids de papier, celui des coccinelles et de leur petites larves bleues, les premiers chants de grillon si réjouissants, les petits lapins de garenne surpris par l'arrivée du vigneron et qui se tétanisent... D’autres animaux plus gros ne font que passer tel le chevreuil ou le sanglier, visiteur nocturne des vignes aux abords des bois. 

 

buse

 

 

 

 

 

 

 

 

buse variable

Les oiseaux mènent leurs vies sans guère se préoccuper des humains qui triment pour le raisin : Le pic vert et son rire moqueur très reconnaissable, surnommé l’oiseau de la pluie parce qu'il est censé l’annoncer, et sur lequel on peste gentiment juste pour la forme. Les buses si majestueuses, très communes au dessus des vignes, et qu’on peut admirer de très près quand on circule sur les chemins silencieusement en vélo. Les corbeaux freux : en période de végétation, regroupés par dizaines ils plongent tous ensemble dans une parcelle où ils disparaissent quelques instants avant de redécoller pour redescendre quelques centaines de mètres plus loin... Et à l’automne les nuages d’étourneaux rappliquent avec leurs spectaculaires arabesques ondoyantes.

 

nid

Ffrrrrt !!! Venant du feuillage, il a frolé l'ouvrier en s’enfuyant. Pas le temps ne serait-ce que d’apercevoir l’oiseau qu’on a dérangé et qui a laissé pour un moment ses quatre oeufs bleus, bien cachés au creux de son nid calé entre les branches.

Posté par GhislaineD à 11:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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