28 décembre 2013

tas de sarment

brassée de sarment

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13 novembre 2012

le sarmentage

sarmentage

 

Une fois le démontage terminé, la vigne est à débarrasser du bois devenu inutile. Sarmenter ou tirer les sarments, c’est dégager des fils et ramasser tous les rameaux coupés. Ils peuvent être soit :

- déposés dans un rang pour être broyés,

- brûlés au fur et à mesure dans une brouette qu'on traîne derrière soi,

- ou encore placés en tas qui seront sortis manuellement pour être brûlés en bout du rang (dans les vignes fortement pentues par exemple où la brouette serait trop dure à tirer, ou si les rangs sont très courts, ou si la vigne est difficilement accessible).

Les sarments destinés à être broyés sont rangés en andains tous les quatre rangs : on sarmente deux rangs de chaque coté et on dépose au milieu. Il faut les resserrer tant que possible au milieu du rang pour que le tracteur prenne tout sous son broyeur. Haché menu et restitué à la terre, le bois nourrit la vigne et l'économie en engrais n'est pas négligeable.

 

rang de broyage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sarmentage demande beaucoup d'énergie. Les entrecoeurs s’imbriquent entre eux, les vrilles agrippées aux fils sont devenues bois et peuvent retenir les branches très solidement. L’usage du sécateur à main pour les dégager ferait perdre du temps, on préfère le plus souvent utiliser sa force (sauf pour les vrilles vraiment trop récalcitrantes, agrippées à de vieux fils rouillés qui lâcheraient avant elles). 

 

sarmenteuse

À droite ouvrière viticole au travail. À gauche, cep en guyot sarmenté

 

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12 novembre 2012

le brûlage

brouette allumée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand un domaine vigneron pratique le brûlage des sarments, il utilise le plus souvent la traditionnelle brouette à sarments, un brasero transporté avec soi dans les rangs et où sont jetées les branches au fur et à mesure du sarmentage. Elle est fabriquée avec une roue de vélo, une armature de tuyaux de fer sur laquelle on couche un gros fut métallique. Le tonneau a été fendu sur la longueur puis ouvert et percé de trous à l’opposé pour le tirage et l’évacuation des cendres. Elles ne se valent pas toutes. Elles brûlent mieux avec des “fenêtres” sur les cotés pour donner l'air qui attisera le feu et le poids peut varier fortement selon les matériaux de l’armature.

Pour brûler il faut : - de quoi allumer la brouette : papier journal, carton et petit bois et briquet (un bidon d'huile de vidange ou d'essence n’est pas indispensable mais peut aider à démarrer le feu, surtout par temps couvert. - des vêtements adaptés qu'on ne regrettera pas de jeter en fin de saison, en évitant les “polaires” bien chaudes mais à base de plastique qui fondent au feu.

pour bruler

 

 

 

 

 

matériel pour brûler

 

 

 

 

Transporter avec soi un foyer est appréciable et plaisant par grand froid. Le feu est vivant, chaud bien sûr, changeant aussi, c’est un partenaire avec lequel le tâcheron compose. Le brûlage avec une brouette a aussi quelques inconvénients : Dans les vignes à fort dénivelé, la tirer peut devenir très sportif, idem sur un terrain détrempé par la pluie où elle va s'embourber. Par temps dégagé le bois flambe sans problème mais le feu aura tendance à s'éteindre à la moindre pause. À contrario, par temps de brouillard, le feu a du mal à suivre l'ouvrier dont les nerfs sont mis à rude épreuve quand il doit traîner une brouette archi pleine et attendre sans cesse que les sarments veuillent bien se consumer. Gare au retour de flamme qui cramera les cils, sourcils et cheveux, au gant qui reste accroché à un sarment quand on le dépose dans le brasier, à la petite torture de la braise incandescente qui s’accroche à la botte en caoutchouc et la consume jusqu’au pied.

samentage aleas

 

 

 

 

 

 

            temps venteux                                         temps de brouillard                                       retour de flamme

 

L'odeur du sarment brûlé, bien connue dans les villages bourguignons, est caractéristique et très forte. Aux premières flammes elle imprègne les cheveux, tous les vêtements, et résiste aux lavages.

retour

 

 

 

 

 

 

On peut regretter tout ce bois partant inutilement en fumée. Il semblerait qu’il y aie quelques tentatives de valorisation du sarment pour le chauffage mais elles restent anecdotiques.

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12 octobre 2012

les travaux d'hiver

brouette

brouette à sarment

 

Les ceps ne reprendront pas leur activité avant mars et se laissent tranquillement travailler. Les contraintes naturelles liées aux travaux d’hiver sont plutôt d’ordre météorologique : La vigne en repos hivernal supporte bien le froid (jusqu'à -18°C) mais le mauvais temps peut freiner le tâcheron : un givre important ou de la neige couvrant les sarments gêne l'appréciation du démontage, même si un petit coup de botte contre le cep suffit souvent à dégager la vue ; un sol enneigé masque les branches tombées à terre et donne un sarmentage bâclé ; on évite de tailler quand les températures descendent trop en dessous de zéro et la pluie a tendance à favoriser la propagation des maladies, etc...

La rudesse des travaux d’hiver est compensée par des journées de travail relativement courtes. Il ne fait guère jour avant huit heures au solstice d'hiver et à dix-sept heures, pour peu que le ciel soit obscurci de nuages, on n'y voit déjà plus. Les vignes ne sont (heureusement) pas encore équipées de lampadaires.

 

cep enneigé

L’année débute avec le démontage, ou taille préparatoire, après la chute des feuilles. Auparavant certains vignerons auront prétaillé leurs vignes.

 

 

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